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Le Milieu du Grand Banditisme Français

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Parrain-Francais406

Description :

tout le Milieu, de quoi en savoir sur certaines personnes qui ont écrite des pages importantes d'un livre taché de sang. Un livre fait d'amitiés et de trahisons, d'affrontements claniques, de violence et de règlements de compte, d'armes et d'argent sale, de strass et de paillettes, de luxe et de prison, de gros voyous et de "beaux mecs", de caïds et de seconds couteaux, de parrains et de juges de paix, de plaisir et de regrets... de beaucoup de regrets...

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Farid Berrahma la terreur du Sud .

«Paix: intervalle entre deux guerres.» La définition de Jean Giraudoux s'applique autant à Marseille qu'à Troie. Une nouvelle fois, en ce printemps, le grand banditisme a refermé brutalement la parenthèse d'une période d'accalmie, où les affaires prospéraient sous le manteau. Il y a un temps pour faire ses comptes et un autre pour les régler.

L'assassinat de Farid Berrahma, l'une des figures du milieu marseillais, porte, selon les observateurs, la marque d'une vendetta venue de Corse. Le décor, lui, ne change pas. Les vieux démons de Marseille alimentent toujours la chronique de cette ville qui tente d'échapper à sa réputation. Parmi ces dérives phocéennes, les relations avec la Mafia sicilienne et les liens troubles de certains policiers avec les hommes politiques. Dernières nouvelles du front.

A 39 ans, Farid Berrahma n'affiche pas la distance aristocratique d'un Francis Vanverberghe, feu le Belge, le parrain qui régna sur Marseille avant d'être abattu dans un PMU parisien, en septembre 2000. Il collectionne les surnoms comme d'autres les médailles: «L'Indien», en référence à ses longs cheveux bouclés. «Gremlins», pour sa propension à la crise de nerfs après quelques lignes de coke. «Le Barbecue», puisque, dit-on, il prend plaisir à mettre le feu au cadavre de ses victimes. En 1999, il n'échappe pas au retour de flamme. Une nouvelle guerre s'est déclarée avec ses anciens associés, les frères Fuentès, issus comme lui de Salon-de-Provence.

Berrahma, lui, trouve asile dans le grand Sud espagnol, la Costa del Sol. On le soupçonne de contrôler la route du cannabis des collines andalouses jusqu'aux cités des quartiers Nord de Marseille. Farid participerait également à un trafic international de cocaïne entre le Venezuela, l'Espagne et la Côte d'Azur. Des écoutes réalisées en France, dans le cadre d'une opération ultrasensible, baptisée «Topaze», montrent que les associés de Berrahma redoutent son manque de diplomatie. «Si on l'écoutait, celui-là, il faudrait tuer tout le monde», se plaint ainsi Antoine Cossu au téléphone... On craint de nouvelles «bouillabaisses», des assassinats dans le jargon de la bande. En suivant la trace de sa fille, scolarisée près de Malaga, les policiers interpellent enfin Berrahma, à Torremolinos, le 30 novembre 2001. Il ne sera extradé en France qu'en 2004. Pendant sa mise au vert en Espagne, il a été condamné à dix ans d'emprisonnement. «Chaque fois que je l'ai défendu, il s'est montré d'une parfaite courtoisie envers les magistrats», se souvient l'un de ses avocats, Me Frédéric Monneret, l'un des meilleurs connaisseurs du milieu, qui parvient à faire annuler la procédure pour vice de forme.

Reste l'affaire Topaze, celle du trafic international de coke. Judiciairement, Berrahma n'y joue qu'un second rôle, ce qui lui permet d'obtenir une remise en liberté sous contrôle judiciaire. Au mois d'août 2005, Farid Berrahma vit son retour de l'île d'Elbe: l'empereur des machines à sous et de la came compte bien reprendre son fief. Son contrôle judiciaire lui impose de pointer régulièrement à l'Evêché, le commissariat central de Marseille. Mais il craint d'être pris dans une fusillade dans les ruelles qui jouxtent le bâtiment. Ses avocats obtiennent donc sa mise à l'abri, en Haute-Savoie: Farid pointe désormais à la tranquille brigade de gendarmerie de Seynod...

Lorsqu'il passe à Marseille pour affaires, il choisit la discrète brasserie Les Marronniers comme quartier général. Ainsi, le 4 avril, il est attablé avec deux «amis» devant le téléviseur qui retransmet Milan AC/Lyon. Il ne connaîtra jamais l'épilogue de la rencontre: il est éliminé vers 21 h 30. Huit hommes, cagoulés et puissamment armés, se ruent hors d'une Audi et d'une BMW, et ouvrent le feu vers la tablée. Berrahma meurt sur le coup: touché par 12 projectiles, il n'a pas le temps de dégainer le pistolet automatique Glock qu'il garde au creux des reins. Ses deux amis sont également criblés de balles.


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#Posté le dimanche 18 avril 2010 05:48

TANY ZAMPA .

TANY ZAMPA, LE SERPENT À SONNETTE MARSEILLAIS


Un Jeune Voyou Imprégné de l'Odeur du Milieu

Gaëtano Zampa, dit Tany, mais aussi Gaï ou Don Gaëtano, est né le 1er avril 1933 à Marseille, dans le quartier du Panier.
Il a de qui tenir : son père, Mathieu Zampa, né en 1902 à Naples, est un voyou respecté dans la ville. Il a commencé dans les années 30 sous Carbone et Spirito, puis s'est rangé du côté des Guérini après la Libération, comme la plupart des marseillais de l'époque. Il a été le propriétaire du bar de la Ruche, et a trafiqué à Saigon, notamment les piastres, en 1950. Dans les années 60, il part à Dakar exploiter un night club. Il reviendra à Marseilla en 1972 et mourra l'années suivante.

Autant dire que Tany a grandit avec le Milieu et connaît parfaitement son parfum. Lorsqu'il débute dans le métier comme macrau, vers 1950, dans le quartier Saint-Lazarre, tout le monde le connaît. À vingt ans, il travail dans le service d'ordre de Gaston Defferre. À même pas vingt-cinq ans, il tient déjà un hôtel, le Réal. C'est un flambeur, il aime montrer sa richesse, tout en évitant d'irriter les anciens de la ville. À Marseille, des caïds comme Antoine Guérini, Robert Blémant ou Paul Mondoloni l'apprécient.

En 1955, il monte à Paris en même temps que la "Bande des Trois Cannards", dont il connaît certains membres grâce aux Italiens de Panier. L'équipe, qui a commencé en Côte d'Azur, a décidé de se lancer dans le racket d'hôteliers parisiens (en plus d'être des racketteurs, les membres de la bande donnent aussi dans le casse, le proxénétisme, le jeu...). Beaucoup de voyous de la capitale commencent à la cotoyer, et pas n'importe lesquels. Ils sont parmis les plus durs : Joseph Brahim Attia, Georges Boucheseiche, Jean Palisse... Tany Zampa, qui connaît déjà très bien le Milieu, est désormais rôdé pour un tas d'activités. À Paris, il apprend à connaître des voyous violents, il s'habitue à leur attitude. Il est lui-même un nerveux, un "excité".



Une Bande Redoutable

Jusqu'en 1965, Zampa travaillera entre Paris et Marseille. Dans la cité phocéenne, il commence à s'entourer de vrais durs. Des impulsifs, des sanguinaires, des personnages violents et craints. Son passage dans la "Bande des Trois Cannards" a été très formateur. Il établit avec ses hommes une sorte de pacte de sang. Mais Zampa est impitoyable : il serait très bien capable d'en descendre un s'il devenait gênant. On peut citer parmis eux Jean Toci, son bras droit, Gaby Regazzi,Bimbo Roche, Gérard Vigier, Gilbert Hoareau dit le Libanais, ou encore Jacky le Mat. Plus une multitude d'autres durs issus de la nouvelle génération.

L'efficacité de Zampa dans le racket et la protection pousse bon nombre de caïds marseillais à faire appel à lui, notamment Robert Blémant. Il prend ses aises et se permet tout et n'importe quoi. Certains anciens, adeptes des règles "morales" du Milieu, comme Mémé Guérini, voient d'un mauvais oeil les méthodes violentes de Zampa. Mais personne n'ose s'opposer à lui.

Alors qu'il commence à investir dans l'héroïne, Gaëtano Zampa signe un gros coup : le cambriolage de la caisse d'allocations familliales de Marseille, dans la nuit du 31 décembre 1960 au 1er janvier 1961, pour deux millions de francs. Zampa monte en puissance. Il a investit dans la prostitution, la drogue, les jeux et il est le plus efficace racketteur de la Côte. Mais les Guérini occupent le trône du crime marseillais. Et on ne s'attaque pas aux Guérini. Mais le 4 mai 1965, Robert Blémant est abattut sur ordre d'Antoine Guérini. Pour Zampa, c'est une aubaine. Le Milieu n'accepte pas qu'Antoine ait fait assassiné un pilier comme Blémant uniquement par jalousie. Les associers des Guérini s'écartent peu à peu du clan, qui s'en retrouve très affaiblit.

Zampa en profite. Il ordonne à ses hommes de racheter ou de "protéger" les établissements de la région, dont, à la fin des années 60, certains appartenant (ou ayant appartenu) aux Guérini. Les lieutenants de Zampa exécutent les ordres et opèrent avec violence et détermination. Grâce à eux, Zampa met la main sur un bon nombre d'établissements de nuit. Et l'incarcération de Zampa de 1966 à 1970 ( il se marie en prison en juin 1966) n'empêchera pas ses hommes de continuer de prendre du terrain. Lorsqu'il sort de prison, Zampa est le nouveau maître des rues marseillaises : Antoine Guérini a été abattu en 1967 (certains pensent que c'est Jacky le Mat qui l'a exécuté sur ordre de Zampa), et Mémé est en prison. Pendant les années 70, Tany s'intéresse au trafic d'armes et aurait fournit l'ETA.



L'Heure des Comptes a sonné

Si dans l'ombre de Zampa Jacky le Mat gagne du galon, c'est surtout Francis le Belge qui monte en puissance. Les deux hommes se sont régulièrement croisés à Paris, mais restent rivaux. Le tout est qu'en 1972, des trafiquants d'héroïne proche de Zampa ont escroqué le Belge d'une grosse cargaison. Prévoyant une riposte, Zampa décide d'agir : le 5 septembre 1972 sont abattus au Canet Robert Di Russo, Jean-Claude Bonello et Daniel Lamberti. L'un des tueurs est abattu le 14 octobre en Corse, et l'autre le 28. Le 26 décembre, c'est un homme du Belge qui tombe, puis deux autres en février 1973, à la Belle-de-Mai. Francis le Belge réplique durement : le 31 mars, quatre hommes sont tués au bar du Tanagra. Il s'agit de Joseph Lomini dit le Toréador, l'un des trafiquants ayant escroqué le Belge et cible principal du commando, Ansan Bistoni dit l'Aga Khan, poid lourd de la French Connection, Jean-Claude Napoletano, un petit truand, et la patronne du bar. En novembre de la même année, l'arrestation du Belge et sa condamnation à quatorze ans de prison mettent fin aux affrontements. Par ailleurs, la légende veut qu'en plein coeur des combats opposant les deux marseillais, Zampa et ses hommes auraient apperçu le Belge à Paris, sans aucune protection, mais auraient refusés de faire feu sur ce dernier car accompagné de sa mère. Au cours de ces affrontements, Zampa aura préféré se réfugier en Italie pour échapper aux balles et à la police, et y restera jusqu'en 1975.

Tany fera huit mois de prison pour port d'armes cette année-là et est soupçonné d'avoir fournit des moyens pour le "casse du siècle" de Spaggiari en 1976. En parallèle de ses démêlés judiciaires sans concéquences (il est très peu probable qu'il ait eu un quelconque rôle dans le casse de Nice), Zampa se lance dans les jeux de la Côte d'Azur en association avec son ami d'enfance Bimbo Roche et le roi du jeu niçois Jean-Dominique Fratoni.

Mais même si tout semble aller bien pour Zampa, il reste un point noir : Jacky le Mat. Ce dernier s'est écarté de Tany et ne cesse de faire augmenter son capital. Alors lorsque les intérêts des deux hommes se toucheront, les balles vont fuser. Le litige survient en 1977, lorsque Jacky le Mat racket un client qui était déjà la cible de Zampa. Ce dernier, fou de rage, part régler son compte au Mat le 1er février, accompagné de Gaby Regazzi et Bimbo Roche. Il tire sept balles de 11.43 sur son ennemie tandis que ses accolytes tirent chacun une décharge de chevrotine. Mais manque de chance pour Tany, Jacky a survécu à ses blessures et prépare la contre-attaque. De mars 1977 à avril 1978, les corps vont tomber des deux côtés (douze au total). Avec une avance pour le Mat, qui a éléminé les portes-flingue qui faisaient toute la puissance du clan Zampa. Ce dernier en sort très affaiblit, et sur le terrain il ne tient plus réelement Marseille.



Une fin peu glorieuse

Les pressions policières ne font qu'aggraver les choses. Surtout à partir d'octobre 1981, date de l'assassinat du juge Michel, pour lequel Zampa est immédiatement soupçonné. À partir de cette date, Zampa est sans cesse surveillé, ce qui limite fortement son influence et son contrôle du crime marseillais.
En octobre 1983, Gilbert le Libanais, accolyte de Zampa spécialisé dans le monde de la nuit, est descendu. Le clan Zampa est sûrement l'auteur de cette assassinat, n'ayant pas supporté l'éloignement du Libanais par rapport au clan et son ambition d'enrichissement solitaire. La police met la main sur sa comptabilité et y découvre des affaires louches auxquelles sont liés Tany Zampa, sa femme, son avocat, et de nombreuses autres personnes. En novembre, ils sont tous arrêtés.

En prison, Zampa sombre lentement dans la folie. À l'intérieur des murs tout comme à l'extérieur, le monde des voyous s'amuse à surnommer l'autoproclamé "parrain à l'italienne" la "marraine" ou encore la "balance". Les 20 et 22 juin 1984, il tente vainement de se suicider. Et le 23 juillet, malgré une condamnation ne pouvant atteindre au maximum que cinq ans de prison, Tany Zampa se pend dans sa cellule des Baumettes. La trachéotomie tentée par son voisin de cellule avec un couteau n'a rien arrangé. Zampa meurt finalement le 16 août 1984 à 51 ans, aux termes d'une lente agonie.

Néanmoins, d'anciens fidels de Zampa s'étant fait plus discrets que d'autres vont continuer leur route dans la criminalité pendant un certain temps, notamment Jean Toci, qui sera assassiné en mai 1997 à Istres.



À lire : "TCHAO PARRAIN", de Mathieu Zampa (Olivier Orban, 1986)
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#Posté le vendredi 16 avril 2010 16:52

MILIEU VAROIS: LES AMITIES TROUBLES DES FRERES PERLETTO

"Ce sont des hommes de l'ombre. Très peu de photos ou d'images existent des frères Perletto. Lorsque l'on cherche à obtenir des témoignages les concernant, les bouches se ferment, le silence s'installe. Les frères Perletto dorment aujourd'hui en prison. Condamnés récemment à de lourdes peines pour trafic de drogue, Frank et Pascal Perletto dirigeraient pourtant encore les affaires du « Milieu » dans le Var.

Frank, 42 ans, dit "Lucky Luke". Pascal, 43 ans, alias "Petit Velo", serait la tête pensante.
A travers l'histoire de la montée en puissance de ces deux hommes, c'est toute l'histoire d'un département, le Var, qui défile sous nos yeux. Un département où rien ne se passe tout à fait comme ailleurs. Un bout de littoral méditerranéen qui depuis l'après-guerre est l'objet de toutes les convoitises, de tous les appétits. C'est sur la base d'un pacte non-écrit entre voyous et politiques, que s'écrit l'histoire des frères Perletto. Pendant des années, des hommes se sont servis du RPR ou de l'UDF pour prendre le contrôle d'une région où la terre vaut de l'or. C'est sur fond de cette guerre, que la député Yann Piat a été assassinée.

Aujourd'hui les journalistes de 90 MINUTES démontrent que les assassins de Yann Piat ont été arrêtés grâce à un marché au coeur duquel se trouvaient les frères Perletto. Un troc évoqué pour la première fois par des témoins, policiers et magistrats, qui jusqu'à présent avaient toujours refusé de témoigner devant des caméras."



Source : cannalplus.fr
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#Posté le vendredi 16 avril 2010 16:46

Joseph Menconi

Joseph Menconi dit "José", né le 7août 1965, est originaire de Bastia en Haute-Corse. Il est un membre présumé du gang de la Brise de mer.


Jeunesse

Il a passé une scolarité médiocre entre Bastia et Porto-Vechio où sa famille tient un bar. Il habitait la résidence "Fontana-Vechia". Le jeune voyou a alors vécu de divers larcins relevant de délits en terme du code pénal. Très tôt, il s'affiche comme un homme de main de la bande de la « Brise de Mer », du nom d'un bar du port de Bastia. Il fait partie du clan de Francis Mariani dont il fréquentait le fils Jacques. Il est très vraisemblable qu'à l'époque il faisait office de tueur à gage pour le clan Bastiais. Mais néanmoins, il ne s'est jamais lié à un mouvement nationaliste. La politique ne l'a jamais intéressée.

Parcours

Joseph Menconi, dans les années 1990-1995, diverses actions lui ont valu une premiére mise en examen avec mandat d'arrêt délivré par un juge d'instruction auprés du TGI d'Ajaccio pour les délits suivants: "escroqueries en bande organisée, falsification de carte de paiement et détournement d'emprunt avec opposition recevable". Il sera condamné par contumace à 6 ans d'emprisonnement le 27 avril 1999.

Il est connu des services de police pour vols à main armée. Il fut recherché pour l'assassinat d'un légionnaire J.Parker appartenant au 2éme REP tué par balles au cours d'une altercation à la sortie d'un bar de Calvi le 2 août 1997. Menconi reprochait au légionnaire de s'intérresser d'un peu trop prés à son amie. Un gendarme fut aussi blessé en tentant d s'interposer[1]. Suite à cet assassinat, Menconi a fait l'objet d'un mandat d'arrêt délivré par le juge d'instruction du TGI de Bastia. Il le fut aussi pour l'attaque d'un fourgon blindé de transport de fonds à Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes), le 17 avril 1997 avec des membres du gang de la Brise de mer, dont Jacques Mariani. Il sera arrêté le 22 octobre 1997 et mis en examen. Suite à son évasion de la prison de Borgo, le juge d'instruction du TGI de Grasse délivre un mandat d'arrêt le 30 novembre 1998 pour "vol à main armée en bande organisé"[2].

Joseph Menconi est également soupçonné du double meurtre à Moriani-Plage le 21 août 2001 de Jean-Christophe et Dominique Marcelli[3]. Ces derniers étaient membres du mouvement nationaliste "Presenza Naziunale/Armata Corsa". Il a été mis en examen le 13 septembre 2002 pour assassinats par un juge d'instruction de TGI de Bastia.

Evasions 1998

Joseph Menconi s'est évadé de la prison de Borgo près de Bastia en compagnie d'un co-détenu le 28 novembre 1998. Des hommes venus de l'extérieur avaient apporté de grandes échelles qui avaient permis aux deux détenus de gravir le mur pourtant haut de sept mètres.

Joseph Menconi avait été repris par la police le 3 janvier à Rocquencourt dans les Yvelines. Condamné par contumace à dix ans de prison le 7 septembre 2000 pour cette évasion, il avait fait opposition de ce jugement et comparaissait donc à nouveau pour cette cavale. Il a été condamné par le tribunal correctionnel de Bastia

neuf ans de prison pour cette évasion.
2003

Le 7 mars 2003, Joseph Menconi s'est évadé pour la seconde fois en 5 ans de la prison de Borgo. Il est repris le 31 mars 2003 à Aubagne.
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#Posté le vendredi 16 avril 2010 16:42

Dominique Battini .

Le gangster corse avait fait évader Antonio Ferrara


23 décembre 2003, le Parisien-Aujourd'hui en France. Dominique Battini, en cavale depuis six ans, a été interpellé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Il serait l'artificier du commando qui avait fait évader Antonio Ferrara de la maison d'arrê

30.09.2008
DOMINIQUE BATTINI a le mauvais oeil. Le droit en l'occurrence, celui qu'il a perdu suite à une explosion mal maîtrisée. Les résultats d'expertises ADN parvenus tard dimanche soir ont confirmé l'hypothèse des enquêteurs de l'Office central de répression du banditisme (OCRB) : le voyou corse faisait bien partie du commando paramilitaire responsable de l'évasion d'Antonio Ferrara (un jeune braqueur de haut vol, « roi de la belle »), en mars dernier, de la maison d'arrêt de Fresnes. Vendredi soir, Dominique Battini, en cavale depuis six ans, a été interpellé par l'OCRB au domicile d'une amie qu'il fréquentait épisodiquement, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). L'homme, âgé de 40 ans, rentrait des courses, les bras chargés de cadeaux pour sa « belle-famille ». L'arrestation s'est faite en douceur alors que se trouvait dans l'appartement la compagne de Battini, la mère et l'enfant de celle-ci. Dans un premier temps, la jeune femme a été placée en garde à vue avant d'être relâchée au bout de vingt-quatre heures. « Difficile à cerner » En revanche, l'avenir s'est singulièrement assombri pour le natif de Corte (Haute-Corse). Déjà condamné par contumace à vingt ans de prison par la cour d'assises des Alpes-Maritimes, en 1997, pour vol avec arme et association de malfaiteurs, il vient d'être incarcéré à la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy. « A l'époque, on avait compris qu'il naviguait dans certains milieux mais on n'avait pas pu l'identifier, se souvient un flic spécialisé dans la lutte contre le banditisme. Comme José Menconi, Battini est un Corse continental qui travaille à la fois en région parisienne avec des jeunes des cités du type Ferrara et sur l'Ile de Beauté avec des voyous locaux. Ce qui le rend difficile à cerner. » En témoigne un casier judiciaire comportant peu de condamnations mais qui pourrait s'alourdir dans les mois prochains. Une deuxième série de tests ADN est attendue dans la semaine à propos d'une attaque de fourgon blindé en 2002. Et surtout, ce proche du gang corse de la Brise de Mer doit être très prochainement déféré devant le juge d'instruction cristolien Laurent Raviot pour « complicité d'évasion et tentative d'homicide volontaire » dans le dossier gigogne de Fresnes. Petit à petit, le scénario se reconstitue. Neuf personnes ont déjà été mises en examen, suspectées d'avoir préparé l'opération ou d'avoir aidé Ferrara lors de sa cavale. Battini est, lui, le premier truand accroché pour avoir directement participé à l'action commando. Les policiers le soupçonnent d'être l'artificier du groupe. Il aurait été grièvement blessé à l'oeil après avoir installé une charge explosive sur la première porte de l'établissement pénitentiaire. La deuxième porte, moins épaisse, a ensuite été percée, au lance-roquettes, par un complice prenant le relais. Un savant dosage entre braqueurs du sud de la France et ceux de la région parisienne Les investigations policières ne devraient pas s'arrêter là. Dans l'esprit des enquêteurs, le profil du commando se précise. Il s'agirait d'un savant dosage entre braqueurs du sud de la France et ceux de la région parisienne. L'équipe qui avait tenté de braquer un fourgon blindé à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne) en mai dernier intéresse tout particulièrement les policiers. « Il y a de nombreuses passerelles entre cette affaire et celle de Fresnes », souligne une source policière. Malek Bouabbas, arrêté en compagnie de Ferrara en juillet, vient notamment d'être mis en examen pour la tentative seine-et-marnaise. « Ces voyous ont passé une certaine ligne avec l'assaut de la maison d'arrêt. Notre réponse doit être proportionnelle », prévient-t-on à l'OCRB.


Le Parisien
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#Posté le vendredi 16 avril 2010 16:36

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